La chirurgie robotique s’est imposée comme le traitement chirurgical de référence
du cancer de prostate aux Etats-Unis (plusieurs centaines de robots installés).
Nous sommes le premier centre privé à Paris et en Ile de France à disposer d’un
robot chirurgical.
1) DESCRIPTION DU ROBOT CHIRURGICAL
Le chirurgien opère à partir d’une console placée dans la salle d’opération à côté
du patient. Il commande ainsi les instruments qui sont fixés sur des bras opérateurs.
Une double caméra, exactement comme le feraient nos yeux, apporte une vision en
trois dimensions, magnifiée et agrandie du champ opératoire. Il s’agit d’un progrès
considérable par rapport à la vision en deux dimensions de la cœlioscopie traditionnelle,
où le champ opératoire est « écrasé » sur un écran sans restitution du relief. Le
robot est placé au dessus du patient. Quatre bras opérateurs supportent les instruments
et l’optique commandés à distance par le chirurgien. Les mouvements du chirurgien
sont reproduits après élimination de tous les éléments parasites et peuvent être
réalisés avec 7° de liberté à comparer au 4° de liberté de la cœlioscopie traditionnelle,
permettant par exemple de réaliser des sutures dans des positions inaccessibles
auparavant. Ainsi, grâce à la vision 3 D, aux instruments chirurgicaux extrêmement
précis et d’une plus grande mobilité, on peut réaliser :
- des opérations plus complexes,
- repousser les limites techniques,
- augmenter la sécurité.
La position du chirurgien est ergonomique. Il bénéficie d’une vision à trois dimensions
exceptionnelle, la transmission mécanisée des gestes supprime les tremblements,
ces gestes sont donc plus précis. L’équipement permet une manipulation plus fine
des tissus, des sutures intra corporelles à l’aide des fils de chirurgie beaucoup
plus précises.
2) LE ROBOT ET LA CHIRURGIE DU CANCER DE PROSTATE
Avec environ 40 000 nouveaux cas estimés à partir des années 2000, le cancer de
prostate par sa fréquence se situe maintenant au 2ème rang de l’ensemble des cancers
et au 1er rang pour l’homme, chez qui il représente 25 % de l’ensemble des nouveaux
cas. Un homme sur six risque d’avoir un diagnostic de cancer de prostate au cours
de sa vie. C’est un enjeu de santé publique. Son incidence est en augmentation constante
de 9 % en moyenne par an en France. Le dépistage par le dosage de PSA explique en
partie cette augmentation. Sa mortalité a commencé à diminuer sur la période récente
du fait de sa prise en charge par la prostatectomie totale à un stade curable. La
chirurgie du cancer de la prostate (prostatectomie totale = ablation totale de la
prostate et des vésicules séminales) pouvait se faire jusqu’à une période récente
par deux techniques chirurgicales : la chirurgie conventionnelle et la cœlioscopie.
A partir des années 2000, la chirurgie robotique s’est progressivement installée.
Les progrès technologiques sont tels que la chirurgie assistée par robot et notamment
la prostatectomie totale est maintenant largement diffusée aux Etats-Unis et en
augmentation constante. Ainsi, aux USA, 120 000 prostatectomies totales sont réalisées
chaque année et l’incidence rapidement ascendante de la prostatectomie robotique
fait qu’au cours de l’année 2008, il est prévu qu’environ 60 % de ces interventions
soient réalisées sous robotique. Il est également prévu qu’à terme de 5 ans, si
les courbes de progression restent à l’identique, la part de la prostatectomie radicale
non robotique deviendra extrêmement marginale.
3) QUELLES SONT LES RAISONS DU DEVELOPPEMENT DE LA CHIRURGIE ROBOTIQUE ?
- l’extraordinaire qualité de la vision en 3 dimensions,
- l’extrême précision des instruments et leur très grande mobilité dans l’espace.
Ces deux caractéristiques de la chirurgie robotique font que les bénéfices attendus
pour les patients sont :
- une diminution significative des douleurs post opératoires,
- un moindre risque infectieux,
- une diminution du risque de saignement et de transfusion ;
- une convalescence plus rapide et un retour aux fonctions physiologiques (urinaires
et sexuelles) favorisés.
La chirurgie robotique reste cependant une intervention chirurgicale. Elle comporte
comme toute intervention des risques et des aléas particuliers qui dépendent des
caractéristiques propres de chaque individu et de chaque tumeur traitée.